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Vesalis se distingue dans le secteur de la biométrie faciale

Petite, mais inventive au point de damer le pion aux Américains : c'est ce qu'est en train de réussir une start-up clermontoise, Vesalis, dans le segment très convoité de la biométrie faciale.

En 1989, Jean-Marc Robin pensait déjà que la biométrie faciale (reconnaissance et analyse informatique d'un visage) avait un avenir commercial. À condition d'être performante. Il faudra dix ans pour mettre au point un premier logiciel que la PME destine essentiellement à la cosmétique.

Mais les progrès de la poignée d'ingénieurs de la petite entreprise sont tels qu'en 2009, ils attirent l'attention du ministère de lIintérieur. L'objectif est bien différent du maquillage virtuel : il s'agit de développer un outil capable de reconnaître un visage dans une foule en mouvement. Depuis, Vesalis travaille sur cet objectif sur lequel même les Américains se cassent les dents.

Car, contrairement à un individu qui se place sagement devant une caméra pour qu'un ordinateur définisse le maquillage ou la coiffure qui lui convient le mieux, Biorafale (c'est le nom du projet) doit être fiable dans un environnement très compliqué pour une machine : lieux publics (gares, aéroports, stades...), personnes en mouvement, éclairage changeant.

" C'est un vrai challenge scientifique à l'échelle planétaire ", estime Jean-Marc Robin, le créateur de Vesalis. " Sur le marché, les logiciels en cours d'exploitation ont un taux de reconnaissance de 60 %. Nous ambitionnions d'atteindre 70 % au début du projet Biorafale. Nous espérons désormais arriver à 90 %. Sachant que l'oeil humain est à 94 % "

En l'espace de trois ans la PME clermontoise a recruté de jeunes ingénieurs et universitaires. Ils sont actuellement dix-sept. " Et j'espère une trentaine fin 2013 ". Leur atout majeur : " Être curieux comme des gamins ", affirme Jean-Marc Robin. Il faut dire que la moyenne d'âge de l'équipe tourne autour de 30 ans. Dans le domaine de départ, la beauté, les choses ont également évolué très vite : " Depuis un an, les Japonais testent, grandeur nature un logiciel de reconnaissance faciale dans la vente de... boissons ".

" Grâce à l'analyse du visage d'un client (sexe, âge, origine), il s'agit de savoir quelle boisson lui convient le mieux afin de lui proposer le choix le mieux adapté. Certains fabricants de boissons affirment avoir augmenté leurs ventes de 30 % grâce à ce procédé ". En France, si on n'en est pas là, l'industrie de la cosmétique a compris qu'en temps de crise, la seule manière de faire augmenter son chiffre d'affaires passait par l'aide à la vente. " Preuve de cet intérêt, les grandes enseignes de la cosmétique commencent à embaucher des cadres issus des grands noms des TIC ".

Raison de plus pour Vesalis de maintenir son avance dans le domaine. " Le maquillage virtuel est en passe de devenir un standard. Notre logiciel permet aujourd'hui de proposer une "ordonnance beauté" à partir de l'analyse d'un visage ". Analyse qui se fait désormais à partir d'un simple Smartphone ou d'une tablette.

Pas étonnant que Jean-Marc Robin se retrouve, du 2 au 10 juin, (avec neuf autres PME françaises innovantes), invité par les plus grands noms de la Silicone Valley. " Aujourd'hui, quand on vient nous voir à Clermont-Ferrand, personne ne se plaint que c'est au bout du monde ", note avec humour le patron de Vesalis.

Source : La Montagne

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