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L’haleine, une mine d’informations unique à chaque individu

Des chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich, ont découvert dans l'haleine des compositions moléculaires uniques qui permettraient de révéler les habitudes alimentaires et les facteurs pathologiques propres à chaque individu.

Empreinte digitale, sang, urine, notre corps laisse des traces et par la même occasion toute une série d'informations sur nous-même. Parmi ces éléments convoités par la police scientifique pour retrouver un malfaiteur, une équipe de chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich, suggère désormais d'analyser... l'haleine ! C'est du moins ce qu'ils affirment dans leur étude qui a récemment fait l'objet d'une publication dans la revue en ligne PLOS ONE. Elle indique : "Comme d'autres fluides corporels, l'haleine transmet des informations pertinentes, car elle contient de larges doses de métabolites".

Pour en arriver à une telle conclusion, les chercheurs ont dû analyser durant 9 jours l'haleine de onze sujets en bonne santé. Leur protocole a consisté à identifier les molécules présentes dans chacun des échantillons à l'aide d'un spectromètre de masse. L'équipe s'est intéressée principalement aux métabolites à savoir des composés produits par le métabolisme du corps. Ces molécules instables sont assez petites pour passer du sang aux voies respiratoires et se retrouvent ainsi dans le souffle en quantités infimes.

Les résultats mis en évidence indiquent une composition de métabolites uniques à chaque type d'haleine. Pour les chercheurs, l'ensemble de ces composés définissent ce qu'ils appellent "breathprint" (littéralement "empreinte d'haleine"). Mais cette signature n'est pas tout à fait comme l'empreinte digitale permanente et propre à un individu.

Des informations précieuses sur un individu

Contrairement à elle, "l'empreinte d'haleine" permet plutôt de définir les habitudes de consommation du sujet et éventuellement les facteurs influant sur son corps, comme une pathologie particulière. 

Aussi, cette nouvelle découverte laisse d'ores et déjà entrevoir une nouvelle génération de tests non intrusifs. Pour Renato Zenobi, auteur de l'étude, l'usage de ces nouveaux protocoles pourrait permettre principalement de gagner du temps.

Il explique au HuffPost : "Une analyse de sang prend plusieurs jours. Mais avec les analyses d'haleine, on a juste à souffler et le résultat s'affiche sur l'écran". Toutefois, les tests du souffle s'imposent non pas comme un substitut des méthodes actuelles mais comme un compléments des analyses de sang ou d'urine, "pour lutter contre le dopage", indique le chercheur. Il développe : "Si des doutes subsistent après une analyse d'urine, on pourrait en plus procéder à une analyse d'haleine".

   
   
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