Security Document Summit
Border Management & Technologies Summit Asia 2017
Smarter Border Managment
Biometrics in Banking and Payment - Amsterdam
Border Security Conference & Exhibition
Connect:ID 2018
SDW 2018 - Security Document World

Reconnaître des visages masqués

Une intelligence artificielle permet d'identifier des personnes même lorsqu'elles portent un masque ou des lunettes.

Des chercheurs britanniques et indiens ont mis au point une intelligence artificielle permettant de reconnaître quelqu’un même si cette personne masque partiellement son visage

La reconnaissance faciale peut avoir des avantages, mais le plus souvent, one reproche à cette technologie de porter atteinte à la liberté individuelle des citoyens. Et pourtant, cela n’a pas empêché une équipe de chercheurs provenant de l’Université de Cambridge (Royaume-Uni), du National Institute of Technologie de Warangal (Inde) et de l’Indian Institute of Science (Inde), d’élaborer un algorithme capable de reconnaître des visages partiellement masqués. Ces recherches ont été publiées sur la plateforme Arxiv le 30 août 2017 (PDF en anglais/8 pages).

L’intelligence artificielle en question intègre l’apprentissage automatique, est capable d’identifier quatorze points sur un visage et peut mesurer la distance qui les sépare les uns des autres. Ainsi, par le biais de ces calculs, l’algorithme peut retrouver l’identité d’une personne recherchée via d’autres images. Les chercheurs ont entraîné leur I.A en utilisant deux bases de données contenant chacune 2000 clichés. La première base de données comportait de simples portraits de personnes et la seconde, des visages plus complexes dont certains étaient partiellement masqués.

Grâce au deep learning, l'intelligence artificielle identifie 14 points sur un visage et mesure la distance entre ces différents points afin d'identifier la personne, et de pouvoir la retrouver sur d'autres images grâce à ces calculs.

D’une manière générale, le taux de réussite est de 53 %, même dans le cas de visages masqués, mais ce taux se réduit à 43 % lorsqu’il s’agit de personnes portant des lunettes, car selon les chercheurs, le visage s’en trouve vraiment changé.mais comme le souligne The Next Web, elle n'est pas encore totalement au point car ce taux chute assez vite à 43 % quand la personne porte des lunettes – il paraît que ça transforme un visage.

Ces derniers indiquent eux-mêmes qu’entre de mauvaises mains, cette technologie pourrait s’avérer être un danger. Cependant, tous s’accordent à penser qu’il y a plus d’avantages que d’inconvénients et que dans le cas d’une bonne utilisation, de nombreux services pourraient être rendus.

L’algorithme en question pourrait être utilisé dans le cadre de manifestations dans lesquelles des vandales se mêlent parfois à la foule. Cependant, la question de l’anonymat des citoyens se pose, car lors de ce genre d’événements publics, cela ne serait plus vraiment assuré.

Un danger relatif pour les manifestants et dissidents

Les créateurs de ce système eux-mêmes avertissent sur les dangers d'une telle technologie si elle devait être placée entre de mauvaises mains. Une telle intelligence artificielle pourrait en effet permettre d'identifier des manifestants surveillés ou des dissidents politiques. Mais Amarjot Singh, auteur principal de l'étude, pense tout de même qu'il y a "plus de bénéfices que de nuisances à tirer de cette technologie". "Tout peut-être utilisé d'une bonne ou d'une mauvaise manière, même une voiture", ajoute-t-il, cité par The Verge, sans pour autant s'étendre sur les usages positifs de ce système.

Selon d'autres chercheurs, cette intelligence artificielle n'est pas menaçante pour les libertés individuelles. "Le système ne fait pas directement correspondre des visages masqués à d'autres portraits", explique Patrik Huber à The Verge, "il utilise des points-clés faciaux pour identifier la personne". Une autre technologie, développée par des chercheurs de l'université suisse de Bâle, est plus pertinente et dangereuse en ce qu'elle recrée un modèle 3D du visage grâce à la matière photographique qu'on lui donne.

Bernhard Egger, auteur principal de cette étude, est pourtant le premier à dire que l'homme pourra toujours tromper la machine. "Les machines vont peut-être dépasser l'humain sur des tâches spécifiques, mais il sera toujours possible de ne pas être reconnu si on le souhaite".

Cela peut se faire par exemple en portant des masques rigides ou des accessoires conçus exprès, comme ces lunettes censées tromper et embrouiller l'intelligence artificielle. Une catégorie d'objets qui risque de connaître un succès grandissant, tandis qu'autour de nous la reconnaissance faciale prend de l'ampleur, tant pour identifier ses amis sur des photos Facebook, trouver l'âme sœur ou, moins sympathique, surveiller les étudiants distraits en cours et traquer des criminels.

Sources : https://sciencepost.frhttp://mashable.france24.com

   
   
© Copyright © 2017 - Didier Guillerm - Tous droits réservés

En naviguant sur notre site, vous acceptez que des cookies soient utilisés pour vous proposer des contenus et des services adaptés.