La CNIL autorise deux programmes de recherche dans le domaine de la biométrie
Par BiometrieOnline le samedi, 10 février 2007, 22:57 - Legislation - Lien permanent
Le 18 janvier 2007, pour la première fois, la CNIL a autorisé la mise en œuvre de deux programmes de recherche dans le domaine de la biométrie. Ces deux projets, l’un public et l’autre privé, portent sur l’évaluation et l’amélioration des dispositifs de reconnaissance des visages. Ils seront l’occasion pour la CNIL d’obtenir des informations sur des technologies en devenir.
C’est dans le contexte d’une utilisation croissante de dispositifs biométriques, pour des finalités et sous des formes toujours plus variées, que la CNIL s’est prononcée sur deux programmes de recherche en matière de biométrieLe projet
Techno Vision
Piloté par l’université d’Evry Val d’Essonne, ce projet dénommé "Technologie de la vision – Techno Vision", est soutenu conjointement par les ministères de la recherche et de la défense.
L’université d’Evry Val d’Essonne et ses partenaires poursuivent deux objectifs :
- constituer une base de données « multimodales » composée d’images de visages en deux dimensions (2D) et trois dimensions (3D), de l’iris ainsi que d’enregistrements de visages parlant ;
- procéder à l’évaluation des systèmes de reconnaissance mis au point par d’autres laboratoires de recherche publics ou privés.
Ce programme de recherche revêt une importance particulière dans la mesure où il mené par un organisme public indépendant sur des dispositifs de reconnaissance du visage ouvrant des perspectives dans le domaine de la vidéosurveillance et pour lesquels il est nécessaire de disposer d’évaluations fiables.
Le projet Sagem Défense
Ce projet privé de recherche, coordonné par la société Sagem Défense Sécurité, s’inscrit dans le cadre du programme IST (Technologies pour la société de l'information) de la Commission européenne.
Dénommé « 3Dface », ce projet réunit douze autres partenaires situés au sein de l’Union européenne et a pour finalités :
- l’amélioration du niveau de performance des dispositifs de reconnaissance du visage en trois dimensions ;
- la sécurisation des données biométriques.
Ce dernier point doit être souligné dans la mesure où les recherches menées visent non-seulement à renforcer la sécurité générale des systèmes (résistance aux attaques et aux fraudes) mais également à prévenir les risques de captation et de modification des données biométriques ce qui est essentiel en matière de protection de la vie privée.
Compte tenu des garanties entourant les modalités pratiques de leur mise en œuvre et dans la mesure où seules les données biométriques des personnes volontaires seront traitées aux seules fins de procéder aux recherches précitées, la CNIL a considéré que le recours à la constitution de bases de données biométriques ne comportaient pas de risques particuliers pour la protection des libertés et des droits fondamentaux de la personne.
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