Empreintes digitales - Forme de la main - Visage - Iris - Rétine - Réseau veineux - Analyse comportementale - Voix - Signature dynamique - Frappe au clavier - Démarche ...
Security Document Summit
Facial Recognition
Homeland Security Week
Cyber Security 2018
Smarter Border Management 2018
Border Security Conference & Exhibition 2019
International Police Expo

Fini les passeports - La reconnaissance faciale révolutionne les aéroports

La reconnaissance faciale n’est pas que pour l’iPhone X. Elle est en train de révolutionner la sécurité dans les aéroports, reléguant les files d’attente et les passeports aux oubliettes.

L'Australie est à la pointe de la technologie de contrôle frontalier intelligent. En 2007, l'agence des frontières a introduit SmartGates, un dispositif qui lit votre passeport, numérise votre visage et vérifie votre identité dans les huit principaux aéroports internationaux du pays. Conçu par l’entreprise portugaise Vision-Box, ce système vous permet de quitter l’aéroport et d’entrer dans le pays en un minimum de temps.

Désormais, l’Australie veut encore accélérer le processus. Entre mai et juin 2017, le pays a testé la première technologie au monde d’immigration « sans contact » à l’aéroport de Canberra. Le système de reconnaissance faciale sans passeport valide l’identité d’une personne en comparant le visage à une base de données. Un deuxième essai doit démarrer à Canberra sous peu.

Les aéroports Australien et Français en pointe

En France, les aéroports de Paris Orly et Roissy Charles de Gaulle ont introduit la reconnaissance faciale en juin dernier. Depuis le 16 juillet, l’aéroport de Nice Côte d’Azur a commencé le déploiement de cette technologie pour les ressortissants de l’Union européenne qui prennent ou arrivent d’un vol en dehors de l’espace Schengen. La technologie a été développée par l’Imprimerie nationale (IN Groupe) en partenariat avec l’entreprise suédoise Gunnebo.

En Australie, la biométrie n’est pas utilisée uniquement pour le contrôle douanier. L’aéroport de Sydney vient d’annoncer qu’il s’alliait à la compagnie aérienne Qantas pour se servir de la reconnaissance faciale afin de simplifier la procédure d’enregistrement.

  

Dans le cadre d’un nouveau projet pilote, les passagers de certains vols internationaux de Qantas peuvent faire numériser leurs visage et passeport à un kiosque au moment de l’enregistrement. A partir de ce moment, ils n’auront plus besoin de présenter leur passeport au personnel de Qantas. Leur visage sera scanné au moment du dépôt des bagages, pour accéder au salon d’attente et à la porte d’embarquement. « Votre visage sera votre passeport et votre carte d’embarquement à chaque étape du processus », explique Geoff Culbert, le P-dg de l’aéroport de Sydney.

Ce type de biométrie ne serait pas possible sans les évolutions qui ont contribué à moderniser les passeports ces dernières années. Actuellement, plus de 490 millions de passeports électroniques, qui contiennent une étiquette RFID avec une copie numérique des informations personnelles et identifiants biométriques, ont été émis par une centaine de pays. 

Des humains remplacés par des caméras biométriques

Aux postes frontières, les humains commencent à être remplacés par des portiques automatiques avec des caméras biométriques qui peuvent comparer un visage avec la photo d’un passeport enregistrée dans une base de données. Bientôt, il sera possible d’entrer dans un pays sans avoir besoin de passeport physique voire même d’échanger un seul mot avec un douanier.

Depuis qu’elle a introduit les passeports électroniques en 2005, l’Australie fait office de pionnier dans les technologies de contrôle aux frontières. Le pays a commencé à déployer son système SmartGates aux terminaux d’arrivée en 2007 puis l’a étendu aux départs en 2015. Ces portiques sont désormais la principale méthode pour gérer les flux de voyageurs dans les grands aéroports du pays. Durant les heures de pointe, une seule SmarGate peut gérer 150 passagers à l’heure, soit une personne toutes les 24 secondes.

Ce gain de vitesse est également mis en avant par l’aéroport de Nice Côte d’Azur. « Nos e-gates peuvent traiter trois passagers par minute et par sas au minimum, contre deux par minute et par sas en moyenne par empreintes digitales », a expliqué Didier Trutt, président d'IN Groupe, dans un article du Figaro. 16 sas automatiques doivent être déployés d’ici la fin août à Nice.

Avec le système SmartGate , les voyageurs qui arrivent en Australie numérisent leur passeport électronique à une borne. Puis, il se rendent vers une SmartGate où leur visage sera numérisé. Les caméras mesurent des éléments biométriques tels que la distance entre les yeux et entre le nez et la bouche et comparent les données avec la photo scannée du passeport. Si tout correspond, la personne peut entrer dans le pays.

 

D’autres pays utilisent des systèmes similaires qui ont été introduits plus tardivement. Le département américain de la Sécurité Intérieure utilise le système Automated Passport Control qui nécessite encore une vérification finale par un douanier. Dans l’Union Européenne, les mouvements de voyageurs membres de l’espace Schengen sont géréspar le système Smart Borders.

La vitesse et la simplicité d’usage ne sont évidemment pas les seuls arguments en lice. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la sécurité est un enjeu crucial qui pousse à l’adoption de nouvelles technologies.

Le gouvernement australien explique que SmartGate permet non seulement de faciliter la vie des voyageurs mais aussi de libérer du temps pour que les agents de contrôle des frontières puissent se consacrer à « la collecte de renseignements, l'application de la loi et le ciblage des activités, qui sont essentiels à la prévention des menaces à la frontière».

Par ailleurs, des recherches ont démontré que les humains ne sont pas infaillibles pour ce qui est de comparer les visages. Une étude menée par l’université de Nouvelle-Galles du Sud a démontré que des contrôleurs de pouvaient pas associer un visage sur sept à une photo d’identité correspondante. Cela donne un taux d’erreur de 14%.

« Des données biométriques correctement recueillies et conservées devraient être plus sûres qu’un passeport traditionnel », estime Bruce Baer Arnold, expert en biométrie à l’université de Canberra.

Votre visage deviendra votre passeport

Mais les progrès de la biométrie et du contrôle des frontières ne s'arrêtent pas là. En 2015, le ministère australien des Affaires étrangères et du Commerce a annoncé qu'il testerait la technologie du «voyageur sans contact», permettant aux voyageurs de passer l'immigration sans montrer le moindre passeport ou document de voyage papier.

Comme pour le système SmartGate, les voyageurs font numériser leur visage aux frontières de départ. Mais au lieu d’être comparé à l’image du passeport scanné, ce scan facial est directement comparé avec l’image détenue dans une base de données gérée par le ministère de l’Intérieur australien.

 

Le terme de « voyageurs sans contact» vient de l’absence de contacts entre les passagers et les agents de contrôle aux frontières. Le système est testé à l’aéroport de Canberra et ouvert aux citoyens australiens détenteurs d’un passeport électronique valide. Dans le cadre de cet essai, les voyageurs doivent avoir leur passeport sur eux en cas de problème. Au terme de ce test, le ministère de l’Intérieur australien envisage d’étendre le système aux autres aéroports du pays pour tout voyageur international muni d’un passeport biométrique.

De tels dispositifs soulèvent un certain nombre de questions. Les identifiants biométriques pourraient bientôt être stockés en ligne et partagés entre de multiples systèmes et par différents gouvernements. Un grand nombre de personnes auront accès à ces données qui deviendront une cible tentante pour les pirates. Que se passera-t-il si ces systèmes sont compromis ? On peut changer de mot de passe, mais pas de visage.

Le ministère de l’Intérieur australien n’a pas expliqué comme il sécurise sa base de données, se contentant d’indiquer qu’il « collecte, utilise et diffuse les informations biométriques en conformité avec les lois nationales et les accords internationaux. »

Certains experts en sécurité ont également tiré la sonnette d’alarme sur les failles potentielles de la reconnaissance faciale qui pourrait être leurrée par un simple maquillage de clown.

Quoi qu’il en soit, l’usage de la biométrie est bel et bien en train de se généraliser. Les caméras de sécurité domestiques font de la reconnaissance faciale, des caméras à profondeur de champ peuvent déverrouiller votre iPhone X. Même KFC s’y est mis aux Etats-Unis avec un système « souriez pour payer » qui se sert du visage du client pour valider le paiement.

Le gouvernement australien a également donné son feu vert à un programme qui consiste à créer une nouvelle base de données biométriques à partir des photos de tous les Australiens détenteurs d’un permis de conduire. L’idée est de s’en servir pour permettre aux forces de l’ordre de rapidement identifier un visage à partir de caméras de surveillance.

Le passeport a bien joué son rôle au cours du siècle dernier et les voyageurs ont toujours aimé collectionner les tampons des visas. Mais bientôt, nous n’aurons plus à nous inquiéter de l’oublier à l’hôtel…

Source : https://www.cnetfrance.fr

Formation conseil en biométrie

Biometrie-Online.Net vous propose des actions de
Formation - Conseil sur mesure en intra.

Ces sessions permettent aux participants d'acquérir les bases de la biométrie, afin de comprendre les solutions biométriques mises en œuvre dans leur secteur d’activité.

Formation Conseil Biométrie Biométrique

À l’issue des actions de Formation - Conseil, les participants seront capables de :

  • Connaître le contexte, le marché, les enjeux, la place de la biométrie dans la sécurité et la gestion des identités.
  • Comprendre le fonctionnement des technologies biométriques, terminologie, avantages et limites.
  • Appliquer la règlementation.
  • Lister les problématiques du déploiement, propre à chaque type d’application.

Lire la suite

Le réseau social de la biométrie

Vous avez un intérêt pour la biométrie.

Vous pouvez adhérer au groupe « Biometrics Network & Forum » sur Linkedin.Plus

de 10 000 membres, des utilisateurs finaux, des fournisseurs, des chercheurs vous attendent.

En tant que membre du groupe, vous pouvez lire et soumettre des articles sur la biométrie, nouveaux produits, emplois, nouvelles de l'industrie et des événements.

Cliquez ici pour rejoindre le groupe.

LinkedIn 648x200

Il y a également des sous-groupes par modalité.

 

En naviguant sur notre site, vous acceptez que des cookies soient utilisés pour vous proposer des contenus et des services adaptés.