
En pratique, sur 128 valeurs, les variations s'étalent sur 35 à 45 valeurs. Soit un rapport S/B d'environ 35 à 40dB.
La figure 3 est obtenue en effectuant tout d'abord une
transformation polaire => rectangulaire, à teta constant (méthode
2, voir plus loin). Puis, la transformée rectangulaire "fft2" produit
les coefficients de Fourrier.
Les colonnes sont croissantes suivant teta. Les lignes
sont croissantes suivant R.
On remarque que l'information se trouve essentiellement aux fréquences les plus élevées.
A la lecture de cette figure, on pourrait croire que les valeurs se répartissent de manière horizontale :
| Les valeurs se répartissent essentiellement sur
les bords hauts et bas. Ainsi, la quantité d'information présente
sur chaque ligne varie beaucoup selon le n° de la ligne. Par contre,
la quantité d'information présente sur chaque colonne varie
peu selon le n° de la colonne.
On en déduit que les colonnes contiennent plus d'information que les lignes ! Les informations contenues sur l'iris semblent plus se répartir plus de manière circulaire. Mais il faut aussi remarquer que le périmètre moyen d'un iris est beaucoup plus important que son rayon. Il peut donc être porteur de beaucoup plus d'information. |
Il ne faut toutefois pas oublier le rôle important de la transformée polaire => rectangulaire. Il est possible qu'elle soit ici, responsable d'une telle répartition.

Pour plus de vitesse, on peut utiliser un filtrage plus simple et plus
courant, avec des filtres RII ou RIF et une convolution 2D. Le filtre sera
donc du type passe haut, avec une fréquence de coupure élevée
et une atténuation importante. Toutefois, aucune valeur précise
n'impose le choix d'un filtre particulier.
Voici un exemple basé sur un filtrage coupe-bande centré en bande moyenne. Les fréquences les plus basses sont ici tellement peu importantes que le filtrage en bande moyenne a l'effet d'un filtrage passe-bas. Cela permet aussi de garder les composantes continues.![]()
Figure 1 : FFT 2D de l'image d'un oeil complet. Figure 2 : FFT 2D de l'image filtrée. On remarque l'uniformisation des basses et moyennes fréquences.L'implémentation de ce filtre se réalise, sous Matlab, avec la commande <medfilt2(source)>, qui réalise une approximation locale avec une interpolation de type "nearest". On obtient une uniformisation des valeurs en bande basse et moyenne ainsi qu'une atténuation générale du bruit.
L'utilisation des ondelettes est décrite par la suite. On ne s'intéresse ici qu'aux résultats et non aux méthodes.
Dans le cadre de l'analyse multirésolution, des filtres sont
déduits des ondelettes. Ces filtres vont (le plus souvent) par paire
Passe-Haut (ici G(z)) / Passe-Bas (ici H(z)). Le résidu (A1(x))
s'obtient en appliquant le filtre Passe-Bas (H(z)). Ce résidu correspond
au reste après une décomposition par une ondelette (pour
un certain ordre).
Le processus peut être itéré, à condition
de réaliser une décimation (résolution divisée
par 2) entre les filtres. On voit ci-dessous une décomposition d'ordre
3 :

Il n'est pas ici toujours nécessaire de poursuivre jusqu'à
l'ordre 3. On recherche un débruitage, ce qui peut être réalisé
en utilisant le résidu d'ordre 1 ou 2.
Ci-dessous, l'image de 3 yeux débruités de cette manière.
Approximation à l'ordre 2 réalisée
avec mres2d, ordre 2, option 0 (résidus passe-bas).
Le défaut principal est l'effet de bord qui entraîne l'apparition
de vaguelettes aux extrémités.
Mais les caractéristiques principales de l'iris sont bien maintenues.
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