Une application pour les scènes de crime
Elle facilite le travail de la police
Trois jeunes ont créé une application qui simplifie et rationalise la collecte des traces dactyloscopiques sur les scènes de crime. À Zurich, les experts s'en servent déjà.

L'app SPUFO permet d'aider la police dans son travail d'investigation. © 20min/ Michael Scherrer
Une empreinte digitale sur une scène de crime, c'est bien souvent ce qui permet à la police de coincer le coupable. Mais sa collecte et sa sauvegarde nécessitent un savoir-faire technique et beaucoup de matériel. «Ne peut-on pas faire plus simple?», s'est demandé Jordan Suter, alors étudiant en informatique à la Haute École de Lucerne. Son père, qui travaille à l'Institut forensique Zurich (FOR), lui avait parlé des méthodes d'investigation.
Un smartphone suffit
« Les appareils photo des smartphones actuels sont suffisamment bons pour photographier les empreintes digitales en haute résolution. Cela a été notre point de départ », relate le jeune homme de 24 ans. Lui et deux camarades, Josip Corkovic et Festim Jetishi, ont développé l'application SPUFO. Avec elle, finis les gros appareils traditionnels et les films de gélatine pour traiter une trace dactyloscopique. Outre la possibilité de photographier des endroits difficiles d'accès avec un équipement sophistiqué, la technologie mobile permet aussi la retouche, le recadrage et la préparation de l'indice, avant que celui-ci ne soit envoyé à la banque de données à Berne, pour des recherches.
L'Allemagne est intéressée
Créée en étroite collaboration avec le FOR, afin de s'adapter aux besoins des spécialistes, l'app, mise en service en avril, accompagne déjà le travail des experts zurichois. Les trois développeurs croulent sous les demandes. « Sept polices cantonales ont déjà fait part de leur intérêt pour l'application », se réjouit Festim Jetishi. C'est aussi le cas de plusieurs polices en Allemagne. Mais le trio ne s'arrêtera pas là. « La prochaine étape consistera à pouvoir saisir des empreintes de pas », via un scan 3D, glisse Jordan Suter. « Notre objectif est de pouvoir vivre de notre logiciel. »
Source : https://www.msn.com