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EES le nouveau système biométrique de l’Union européenne

EES le nouveau système biométrique de l’Union européenne

Entry Exit System (EES) ou système d’entrée-sortie devrait entrer en vigueur en octobre 2024.

Ce nouveau système à double identification biométrique sera installé aux postes des frontières dans les gares et aéroports européens et inquiète déjà les acteurs du transport.

Initialement prévue en mai 2023, puis repoussée à novembre 2023, l’entrée en vigueur de l’ESS est finalement fixée à octobre 2024, après les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris.

Il s’agit d’un système informatisé permettant d’enregistrer les ressortissants de pays tiers qui voyagent pour un court séjour dans des pays de l’espace Schengen. A double identification biométrique, ce système d’entrée/sortie va permettre d’enregistrer les données relatives aux entrées et sorties des voyageurs qui ne sont pas originaires des pays membres de l’UE dans l’objectif d’automatiser les contrôles et de créer un registre central des mouvements transfrontaliers.

Ce système va notamment collecter et enregistrer des données personnelles tels que les documents de voyage, la date et lieu d’entrée/sortie d’un pays européen, ainsi que l’image faciale et les empreintes digitales du passager. Selon la situation de ce dernier, l’ESS pourra également récolter des informations disponibles sur les visas.

Pour un meilleur partage des informations transfrontalières

Selon les autorités, ce nouveau système, couplé à l’ETIAS (dont l’entrée en vigueur a été reportée en 2025), vise à améliorer la gestion des frontières et à faciliter le partage d’informations pour lutter contre la criminalité transfrontalière et le terrorisme. Il remplacera progressivement le système actuel de visa manuel obtenu par la présentation d’un simple passeport physique. Concernant le stockage des données, seules les autorités européennes y auront accès, ainsi qu’Europol ou, exceptionnellement, un autre Etat membre de l’UE ou non. Pour les voyageurs qui ne souhaiteraient pas se soumettre à cette nouvelle réglementation, notamment les données biométriques, l’accès aux pays de l’espace Schengen leur sera tout simplement refusé.

Les gares et aéroports européens ne sont pas prêts

Installé dans les gares et aéroports européens, l’ESS inquiète les gestionnaires des infrastructures qui espèrent sans trop y croire un nouveau report. En effet, comme le rappelait Augustin de Romanet, PDG du groupe Aéroports de Paris, l’inquiétude concerne l’allongement significatif des temps d’attente aux frontières. Eurostar mettait également en garde contre le manque de moyens et de personnels nécessaires à cette nouvelle directive. De même, les bugs techniques inquiètent, tout comme le manque de formation des agents en pleine année olympique.

Source : https://www.tom.travel