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Histoire de la biométrie

Il était une fois ... il y a des siècles

Le procédé de reconnaissance anthropométrique le plus ancien, bien connu du grand public, est l’analyse des empreintes digitales, ce qui explique aujourd’hui son importance parmi les nombreux procédés d’identification sur la base de caractères physiologiques. Ce type d’analyse est aujourd’hui très au point, mais la recherche à son sujet ne date pas d’hier.

Bien que les empreintes de mains laissées par nos ancêtres sur les parois des cavernes, ne nous aient pas livré tous leurs secrets, l’empreinte du pouce servait déjà de signature lors d’échanges commerciaux à Babylone (-3000 av. JC) et dans la Chine antique (7ème siècle).

17e au 19e siècle

Plus près de chez nous, Marcello Malpighi, médecin et biologiste italien, décrivit les composantes de nombreux organes comme le foie et les reins, recherches très critiquées à l’époque. Il décrivit la couche basale de l’épiderme à laquelle il donna son nom et étudia dès le 17ème siècle les dessins et les courbes des empreintes. Le physiologiste tchèque Jan Evangelista Purkinje, précurseur de l’embryologie et de la pharmacologie, travailla sur différentes parties du corps humain dont les empreintes digitales et publia aux alentours de 1820 une thèse dans laquelle il étudiait différents types d’empreintes.

En 1823 un médecin et anatomiste tchèque Johan Evangelista Purkinje révéla au grand jour le fait qu’une empreinte digitale pouvait identifier de manière quasi-absolue un individu.

Ce n’est pourtant qu’à partir de 1870 que les empreintes digitales furent réellement utilisées à des fins d’identification par le docteur Henry Faulds, alors chirurgien dans un hôpital de Tokyo. Il publia un article dans la revue « Nature », où il développait l’idée d’utiliser les traces de doigt pour identifier des personnes. Faulds fut par la suite le premier à établir une classification grâce à de l’encre d’imprimerie et en informa Francis Galton. Ce scientifique britannique, réputé pour ses travaux en anthropologie et dans le domaine de l’hérédité, était passionné par la théorie de l’évolution, bien qu’il s’intéressait à de nombreux autres domaines scientifiques comme la météorologie ou les statistiques. Il réalisa d’importants travaux sur les mensurations des êtres humains, et rassembla des statistiques sur la taille, le poids, les dimensions et d’autres caractères de nombreuses personnes. Galton consacra une attention particulière aux empreintes digitales et mit au point une méthode d’identification dans son ouvrage « Fingerprints », où il établissait l’unicité et la permanence des figures cutanées. Son approche globale des populations lui permit de constater l’importante variation des empreintes dans l’espèce humaine mais aussi à l’intérieur de différentes ethnies. Il démontra également qu’il y avait seulement une chance sur 64 milliards que deux individus aient les mêmes figures digitales et affirma la pérennité de celles-ci chez un même individu au cours de sa vie. Grâce à lui, au Bengale, et ce dès 1858, l’empreinte du pouce servait de preuve d’identité.

Alphonse Bertillon

(1853-1914), grand criminologiste français, inventa une méthode scientifique appelée « Bertillonage » ou « anthropologie judiciaire » permettant l’identification de malfrats d’après leurs mesures physiologiques.

Né à Paris en avril 1853, fils d’Adolphe Bertillon, l’un des fondateurs de la démocratie française. Il fréquenta durant son service militaire l’Ecole de Médecine de Clermont-Ferrand où il commença à s’intéresser aux squelettes et crânes humains. Il eut l’idée de son fameux système d’identification anthropométrique. Après de nombreux obstacles, il réussit à l’imposer à la préfecture de police où son père l’avait fait entrer en 1879. La méthode qui le rendit célèbre consistait à relever les mensurations osseuses (tailles debout et extension en envergure, de l’extrémité des doigts d’une main à celle de l’autre main, longueur du tronc, hauteur en position assise, longueur et largeur de la tête, dimensions de l’oreille droite, longueur du pied, de l’auriculaire et de l’avant bras gauche ), et à enregistrer les signes particuliers d’un individu (couleur des yeux, cicatrices, ...) lors de son arrestation, afin de rendre possible son identification en cas de récidive. Ces données étaient complétées par des photographies et soigneusement classées. C’est en 1882 que le « système Bertillon » fut expérimenté pour la première fois. Par la suite, de nouveaux locaux abritant le service anthropologique furent inaugurés (01/02/1888) et cinq ans plus tard, il fut nommé chef du service de l’identité judiciaire de la préfecture de police. Par la suite, l’utilisation des empreintes (dactyloscopie) fut améliorée par Edwards Henry, chef de la police Londonienne, et se généralisa dès le début du 20ème siècle.

Alphonse Bertillon a beaucoup contribué à faire progresser les techniques d’identification et a rédigé plusieurs ouvrages à ce sujet. Son système, adopté par la plupart des services de police européens et américains, fut néanmoins progressivement abandonné en raison de son manque de précision, tenant en particulier à l’impossibilité de prendre en compte les incidences de la croissance ou d’une intervention chirurgicale. Aujourd’hui, le rôle de l’outil informatique est essentiel. Les empreintes sont photographiées puis numérisées et traitées par ordinateur. L’analyse de celles-ci est donc beaucoup plus rapide, avec une sécurité des plus accrues. Les autres procédés d’identification les plus anciens concernent des caractéristiques plus « internes » à chaque individu : le profil ADN. Les progrès réalisés dans le domaine de la microbiologie permettent actuellement, grâce aux empreintes génétiques, d’identifier un individu à l’aide d’un cheveu, d’un fragment de peau, d’une trace de sang ou de sperme.

Les terminaux

Les premiers prototypes de terminaux de traitement automatique d’empreintes digitales arrivent dans le milieu des années 1970, et les premiers produits commerciaux sont mis sur le marché au début des années 1980. Ces terminaux seront utilisés dans un premier temps pour du contrôle d’accès biométrique et/ou de gestion du temps pour des clients du type “ organisation gouvernementale " (prisons par exemple).

Histoire de l'identité en France

  • En 1716 (Régence) apparaît le cartouche de congé; il s'agit d'un formulaire imprimé avec le cachet de l'officier responsable qui comporte l'identité du militaire établi à partir des registres du régiment. Ce formulaire obligatoire vise à réduire les désertions.
  • La loi du 19 septembre 1792 institue l'enregistrement de tous les citoyens parisiens et la remise d'une carte civique. Elle est de couleur blanche pour les citoyens de 21 ans, et rouge pour les étrangers et citoyens récemment arrivés à Paris. C'est une première pièce d'identité qui permet de coter et donc d'avoir "carte blanche".
  • En 1803, l'instauration du livret ouvrier permet de contrôler les ouvriers et notamment de signaler leur aspect mais aussi leur comportement. Il a suscité l'hostilité des ouvriers et disparaît en 1879.
  • En 1807, le passeport imposé par Fouché est imprimé sur un papier qui empêche le grattage ou la falsification. Une souche permet de vérifier la véracité des éléments car elle est conservée dans la mairie d'origine.
  • En 1880, la fiche anthropométrique impose la photo, les caractères physiques et les empreintes digitales.
  • En 1940, le régime de Pétain impose la carte d'identité de Français pour tous. Un fichier central est dressé.
  • En 1955, la carte nationale d'identité est créée, cette décision est liée à la guerre d'Algérie. Elle reste facultative.
  • En 1995, la carte nationale d'identité est sécurisée par le ministre de l'intérieur. Tout est fait pour qu'elle ne puisse pas être falsifiée. Signature et photographie sont numérisées. Elle reste facultative.
   
   
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